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Nous avons participé à l’édition 2018 des Journées Jeunes Chercheur-e-s sur le logement et l’habitat, organisées par le réseau REcherche HAbitat-Logement (REHAL) et le laboratoire LISST de l’Université Toulouse 2 Jean-Jaurès.               Ces journées ont eu lieu à Toulouse les 28 et 29 mai 2018

Notre communication portait sur “Des dispositifs collectifs de rénovation énergétique sous la dépendance des pouvoirs publics.”

EXTRAIT :

Que la nature serve de revendication pour des collectifs ou qu’elle serve (voire desserve) les intérêts politiques, elle conduit à des tentatives de maîtrise à travers des réflexions environnementales. Ces dernières se traduisent, dans les prises de décisions politiques, par la mise en place d’actions et de moyens. Dans le cadre d’un développement d’actions de maîtrise de l’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du bâtiment, le Conseil Régional de Lorraine, aujourd’hui Grand-Est, soutient les initiatives privées et publiques. Ma recherche a porté en partie sur l’étude de quatre initiatives régionales, intitulées « dispositif de rénovation énergétique » :

  • un Groupement Européen d’Intérêt Economique (GEIE) avec une dimension transfrontalière ;
  • une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) et son association avec sa dimension collective de pavillonnaires auto-rénovateurs ;
  • un Pays avec l’adaptation et l’optimisation d’un dispositif national de lutte contre la précarité énergétique sur son territoire ;
  • une SCIC avec son Contrat de Performance Énergétique (rénovation clé-en-main).

Ces dispositifs rassemblent une multitude d’acteurs et mettent en mouvement des actions collectives et transversales dans un domaine qui l’est tout autant. Ils incorporent leur environnement et engagent des actions selon les besoins locaux identifiés. De leur émergence à leur fonctionnement interne et jusqu’à leur déploiement auprès de leurs réseaux et publics cibles, les dispositifs n’auraient pas pu se développer sans l’appui de structures publiques auxquelles ils doivent se conformer à leurs exigences. En effet, même si une plateforme de rénovation énergétique est vue comme un service, elle est avant tout un outil au service du territoire. De ce fait, nous ne pouvons pas passer outre la dimension politique et institutionnelle qu’elle revêt ; cela fait donc partie de l’analyse de l’action collective conduite par les dispositifs.

Dans cette communication, nous avons transmis des analyses sur la pluralité des formes d’action, des jeux d’acteurs et des processus de décision auprès des acteurs impliqués dans ces dispositifs. Trois stratégies ont ainsi été décrites :

  1. Les dispositifs s’entourent d’acteurs du processus de la rénovation énergétique avec lesquels ils contractualisent des partenariats.
  2. Les dispositifs s’organisent sous une forme juridique permettant de rassembler sur un territoire défini, tous les acteurs du processus de la rénovation énergétique.
  3. Les dispositifs étudiés revendiquent leur originalité par le prisme de l’innovation, qu’elle soit technique et/ou organisationnelle.

L’article de l’appel à communication dans son entièreté est disponible à la demande (cridacker@ecotransfaire.eu)

Programme des journées ici.