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Mots clés : rénovation énergétique, mode d’habitat et d’habiter, actions collectives, expérimentations, transition énergétique, recherche-action.

Afin de répondre aux enjeux environnementaux, un consensus est trouvé sur la nécessité d’améliorer en priorité la performance énergétique des bâtiments existants les plus énergivores. Bien que des décisions de rénovation thermique puissent être propres aux ménages, répondant à des modes d’habiter propre et aidées grâce à divers financements, elles restent insuffisantes en nombre et en qualité énergétique. C’est pourquoi de nouvelles formes organisationnelles, de types collectifs, sont testées par les politiques publiques ou des collectifs d’habitants.

Cette thèse soutient une réflexion sur les expertises déployées par une multitude d’acteurs (humains et non-humains) sur un sujet multi-dimensionnel et complexe : la rénovation énergétique globale, performante, et collective. Elle interroge les places et les rôles des acteurs dans la conception d’actions collectives et expérimentales qui ont pour objectif d’atteindre une massification de la rénovation énergétique de l’habitat individuel privé. Quatre dispositifs, soutenus par un programme régional, sont analysés à travers la sociologie des organisations et de l’acteur réseau. L’étude minutieuse des logiques d’actions, de l’articulation et la dynamique des acteurs permet de saisir comment les dispositifs se construisent comme des « intermédiaires » sur leur territoire, voire comme des tiers-de-confiance auprès de leur public cible. Celui-ci est constitué de propriétaires privés. La thèse apporte une compréhension de leurs pratiques et représentations, et de leurs parcours de rénovation. L’étude conjointe des dispositifs et des usages privés apporte une compréhension des atouts et limites des opérations collectives.

Par sa dimension recherche-action, la thèse livre des recommandations issues d’un terrain d’observation mené pendant près de trois ans en Lorraine. Dans cette démarche, la place de la sociologue, prise au même titre dans les observations que n’importe quel autre acteur, est l’objet d’un travail réflexif.

La thèse comporte donc 3 axes principaux :
Axe 1 : les conditions d’émergence de dispositifs locaux de rénovation énergétique ;
Axe 2 : les modes d’habitat et d’habiter. Des conditions d’achat à la rénovation : deux pratiques
pour comprendre les logiques d’action.
Axe 3 : la place des acteurs au sein de projets expérimentaux et environnementaux avec la mise
en œuvre du projet de transition « Saulnes, vers la transition 2030 » (application des recommandations issues des 2 premiers axes).

  • Doctorat de sociologie par Mme Cyrielle CARLISI-RIDACKER à l’Université Bourgogne Franche-Comté (UBFC), au sein du Laboratoire de Sociologie et Anthropologie (LASA)
  • Directrice de thèse : Mme. Virginie VINEL, Professeure à l’Université de Bourgogne – Franche-Comté, Directrice du LASA.
  • Co-financeur et commanditaire : La Région Grand-Est, sous la tutelle de David LEWANDOWSKI.
  • Employeur : EcoTransFaire.

La thèse présentée et soutenue à Besançon, le 24 mai 2019, est disponible en cliquant sur ce lien.

Pour plus d’information, contactez Cyrielle CARLISI RIDACKER (cridacker@ecotransfaire.eu)